12 ans qu’il partageait notre vie.
On l’avait sauvé d’un mort certaine, puisque ses frères et soeurs ont du finir dans un sac au fond de
La nuit tisse sa toile d’étoiles, cocon se refermant petit à petit sur moi comme sur une proie qui ne se débat presque pas. Le silence se fait plus épais comme des liens invisibles qui retiennent mes mots et chaque geste que je fais s’ébroue en un écho de vent inaudible. L’horloge
Mon Ex- Amour,
Je ne t’aime pas.
Je ne t’aime plus.
je ne te désire même plus.
je ne ressens plus la douleur infime, pointe de couteau cyanurée, qui s’immisce dans la plaie.
je ne t’en veux même pas de m’avoir lâchement quitté pour
Divine,
Divine, Devine….
Devine mon envie,
Mon envie Assassine,
Mon envie assassine de sucer ton essence
Et d’affoler tes sens.
Cette envie de sentir sans concession sur ta peau si soyeuse,
Le satin sensuel, les positions sismiques,
Le Sel, et la ciguë qui s’y transpire.
Sans cesse, sous mes caresses, ces impressions tendresses, semblent s’estomper, puis s’effacent.
Silences, absences, suivent.
Qui sait ? Qui se soucie de ça ?
Sans doute suis-je le seul ?
Et si j’essayais de salir ta Sainteté ?
Si je te sacrifiais aux sourires des passantes ?
Sont-ce les solutions d’un systeme acéphale ?
Ou un simple sacrifice sorcier ou j’ai une place centrale.
Ces questions si soucieuses, ces sensations si denses,
Ne sont que des sentiers sinueux et sans nom.
Je laisse à ceux qui savent, le soin de s’y avancer.
Ça va faire presque un an que mon père est parti.
Lors de ses obsèques, alors que le curé incantait je ne sais quelles bondieuseries a peine réconfortantes, ma douce Femme et moi même, vîmes voleter au dessus du cercueil un papillon noir. Nous nous sommes regardés,
Je l’ai déchirée…
je l’ai déchirée la ptite, j’ai bien vu dans ses yeux qu’elle y croyait pas. J’ai bien vu qu’elle m’avait reconnu, mais là, elle en a eu la certitude.
J’aime bien prendre des formes terrestres. C’est amusant. La possession, c’est drôle, mais au bout d’un moment, c’est fatigant. Passer d’un corps a l’autre, posséder les âmes, c’est d’un banal, d’un commun, d’un ennui mortel.
Au moins en prenant forme humaine, je n’ai pas à me soucier des limitations corporelles et intellectuelles que m’impose le corps. Je suis, tout simplement ; Là, pour le coup, je m’étais fait